Foire aux questions

Comment une séance se déroule-t-elle ?

Sont présentées chaque fois deux propositions d’écriture, – une longue puis une courte –, que les participants rédigent sur place. Le texte est ensuite lu sur place. Effet miroir immédiat qui permet de réfléchir en groupe à sa façon de procéder. Tout cela scandé par des témoignages et des réflexions d’écrivains sur leur propre travail, lus par Carole Achache pour que chacun puisse piocher et trouver sa parenté.

Qu’est-ce qu’une proposition d’écriture ?

C’est un déclencheur pour écrire quelque chose et non pas sur quelque chose qui court-circuite l’idée d’un résultat. Un chemin de traverse incité par Carole Achache, qui varie en fonction des participants. Peuvent s’entremêler le réel, la mémoire et l’imaginaire. S’ouvrent alors des guérites qui vont de la fantaisie à l’émotion en passant par les outils du langage.

Pourquoi six séances ?

Les propositions d’écriture s’adaptent à la personnalité de chacun et à l’évolution du groupe et ont un lien entre elles. Un inventaire ou la description d’un lieu peuvent amener à la troisième séance à un fait divers ou à un monologue. La musique des mots. Un point de vue différent. L’incipit. Le fil narratif. L’objectif est d’ouvrir l’éventail de ses capacités en des formes courtes et de sortir des sentiers battus avec ses outils.

Qu’est-ce qu’un outil ?

La langue. Une combinaison de mots. Les siens. Et tout cela grâce aux vingt-six caractères de l’alphabet et quelques signes de ponctuation. Le pronom. Le choix du temps de la narration. Qu’est-ce qu’un mot juste ?

Pourquoi s’appuyer sur des témoignages et des réflexions d’écrivains ?

C’est une façon de réfléchir à l’acte d’écrire et à l’histoire de la littérature. Les textes lus par Carole Achache ne sont pas toujours les mêmes au fil des séances. Ils scandent l’évolution des participants et peuvent aller de l’influence de Cervantès en passant par Homère à des remarques – entre autres – de Duras, Annie Ernaux, Virginia Woolf, Pierre Bergounioux, Imre Kertesz, Borges, Kundera, Stevenson, etc. Chaque semaine, les textes évoqués sont envoyés aux participants.

Mon métier me contraint à une écriture formatée. Est-ce possible d’affiner ce qui finit par me sembler réducteur ?

Oui, un tel atelier permet d’acquérir une plus grande souplesse et d’avoir accès à sa singularité.

Ayant le goût des mots, je souhaite m’initier aux joies de l’écriture mais j’ai peur de manquer d’inspiration.

Les propositions d’écriture enlèvent cette épine du pied, d’autant plus que l’inspiration est une arlésienne dans l’écriture. Beaucoup de personnes viennent pour le plaisir d’écrire sans but particulier. « L’atmosphère résolument égalitaire des participants attablés finit par vous décomplexer, » a écrit une participante dans un commentaire.

Comment transmettre mes souvenirs à mes enfants ou petits-enfants?

C’est effectivement la pagaille. Quel pourrait être le fil conducteur qui ressemble à votre désir d’organiser tout cela, à l’instant où vous l’avez décidé ? Á travers cet atelier, en se confrontant à des espaces littéraires qui ont déjà foulé des pistes différentes, on peut apprendre à reconnaître soi-même la forme nécessaire qui convient au récit.

Est-ce qu’il y a une recette pour écrire un roman ?

Non. Il faut avoir en soi tout ce qu’on a lu et en même temps, tout oublier. Chaque livre est un défi. Il a ses règles et une grande part d’inconnues.

Pourquoi l’arbre de la littérature ?

Chaque proposition d’écriture s’appuie sur un extrait d’un texte d’un écrivain. Impossible de ne pas rebondir sur le rhizome de chaque auteur lors des discussions, et de parcourir les racines et l’évolution de la littérature.

Est-ce que je peux apporter mes textes ?

Oui, mais cela s’effectue dans le cadre d’une prestation individuelle à définir dès le départ.

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